Article sur Heroes dans Télérama

30 06 2007

Voici un article sur Heroes publié sur le site internet de Télérama:

Superpouvoirs en série

Un scénario déjà vu mais une mise en scène très BD: petit bijou pop, Heroes débarque samedi soir, sur TF1

Une pop pom girl texane réalise que son corps se régénère à la moindre blessure, un employé de bureau japonais se téléporte dans le temps et l’espace, un politicien s’envole au beau milieu des buildings de Manhattan… Un peu partout dans le monde – et surtout sur le territoire américain –, des individus ordinaires se découvrent des pouvoirs extraor­dinaires. Et toutes ces merveilleuses prouesses pour quoi faire ? Sauver le monde évidemment…

Les amateurs de superhéros, et les fans de séries, auront sans doute déjà reconnu Heroes, la série phénomène du moment qui a scotché chaque semaine entre 12 et 15 millions d’Américains devant leur écran, et mis en ébullition les sites de téléchargement. Les autres s’étonneront peut-être du pouvoir d’attraction redoutable d’une série qui ne semble guère briller par son originalité… C’est justement là le petit miracle orchestré par Tim Kring, rusé créateur de Heroes : transformer le déjà-vu en petit bijou de sophistication branchée et, accessoirement, en très rentable produit marketing. Série « tout en un », mélange d’épopée fantastique, de soap et de polar, Heroes puise sa force dans le croisement des influences. On pense à la série Les 4 400, au film Incassable, de M. Night Shyamalan, aux Indestructibles, à Matrix et, bien sûr, à l’univers des comics. Pur objet de la pop culture améri­caine, Heroes réinvente la figure du super­héros, plus humain et plus fragile, en plein désarroi face à un monde où se brouillent les cartes du bien et du mal. Si Hiro, Claire, Nathan, Peter, les « heroes », n’ont ni costume moulant, ni cape flottant au vent, ils sont les héritiers naturels, désenchantés et passablement tourmentés de Superman et consorts.

Ce lien fusionnel entre la série et l’univers des comics est d’autant plus étonnant que Tim Kring, tout juste 50 ans, créateur de Preuve à l’appui (une assez banale série policière vue sur TF1), n’est pas un fondu de BD. Il possède en revanche le talent de s’entourer des meilleurs, à commencer par Jeph Loeb, le scénariste de comics le plus convoité du moment et auteur de la série Smallville. « Je suis d’abord venu vers lui pour avoir un avis, raconte Kring, car je voulais savoir si mon histoire n’était pas trop semblable à d’autres. Mauvaise nouvelle : tout ce que j’avais imaginé avait déjà existé. J’aurais pu abandonner, mais j’ai préféré livrer ma vision personnelle de ces idées. » Restait à donner une identité visuelle à l’ensemble. Kring s’en remet au coup de crayon de Tim Sale, dessinateur chevronné. Il signe tous les supports promotionnels, et aussi les tableaux « prémonitoires » qui apparaissent dans la série sous les pinceaux d’Isaac, le personnage capable de peindre l’avenir… Dans Heroes, la référence aux comics est partout, la mise en abyme quasi permanente. « Le travail de Jeph Loeb et de Tim Sale est fondamental pour la série, ajoute Kring. Il lui donne sa crédibilité. » Intuition confirmée par l’accueil enthousiaste des BDvores.

Heroes, premier comic télévisé ? C’est en tout cas le concept que Kring tente de développer, en soignant les moindres détails, de la police de caractère jusqu’au titre de ses épisodes, des « chapitres », inscrits non pas dans une saison mais dans un  » volume ». Même obsession sur le plan visuel : « C’était très important de donner au téléspectateur la même sensation que lorsqu’on regarde un comic book. Nous avons utilisé le cadre de façon graphique, comme une case de BD, en jouant sur les plongées et contre-plongées. » Une attention particulière a aussi été portée à l’utilisation de la couleur. Chaque ligne narrative, iden­tifiée à un lieu, possède ainsi sa propre palette : les tons jaunes se déclinent au Texas, New York se nimbe de nuances bleues et grises… Le « show énorme » voulu par Tim Kring aurait pu prendre des allures de gros pudding indigeste. L’ensemble fait preuve au contraire d’un réel raffinement.

Même les effets spéciaux, réalisés dans une logique d’économie de temps et de moyens, ne tournent jamais à la démonstration. Les scènes les plus spectaculaires, les fans ne les verront peut-être pas sur l’écran de leur télévision mais sur celui de leur ordinateur. En pro du marketing, Kring a en effet imaginé des comics dérivés de la série, disponibles sur le site officiel. Rien n’est laissé au hasard dans la galaxie Heroes, qui, les deux pieds dans l’avenir, n’oublie jamais les gardiens de la tradition… et l’incontournable hommage au père fondateur. Un des lieux phares de la série, le Kirby Plaza, a ainsi été baptisé en l’honneur de Jack Kirby, mythique créateur, avec Stan Lee, des Quatre Fantastiques et des X-Men, sans doute les plus proches parents des Heroes.

Isabelle Poitte

 

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Une réponse à “Article sur Heroes dans Télérama”

  1. 23 10 2017
    nuagedorizon (17:20:15) :

    Votre travail m’a beaucoup surpris car ça fait longtemps que je n’ai pas trouvé comme ce magnifique partage.

    voyance en ligne

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